L’Urgence Sociale
Publié le 12 mars, 2014 www.robert-alfonsi.fr

Bien sûr, nous connaissons l’impact de la crise sur les plus fragiles. Cinq ans de croissance zéro, cela fait des dégâts.

Mais la connaissance théorique est une chose, la rencontre avec les victimes en est une autre.

Je n’ai pas attendu la campagne électorale pour être au contact des citoyens.

Je vis parmi eux, je partage pour mes proches et avec eux l’angoisse du possible chômage, de l’accident de vie.

Mais les campagnes électorales ont un effet de loupe car c’est d’une ville qu’il s’agit. Après plusieurs semaines de rencontres, de porte à porte, la question sociale s’impose comme une évidence. La pénurie de l’emploi, l’absence de logement, le coût de la vie, ne sont plus des tracas mais des drames vécus par des milliers de familles.

A quatre dans 37m², avec le RSA pour vivre, des contrats de vacataires quasi permanents, des centaines de jeunes tiennent les murs avec de l’énergie vitale à revendre mais sans espoir pour eux-mêmes et ayant, face à la société des adultes, une extrême défiance.

La politique n’est pas rejetée, elle est perçue comme ne pouvant plus rien, ne pesant sur rien.

Alors lorsque la discussion s’engage, si la rage affleure, l’écoute est souvent possible et même la compréhension.

Il y a urgence, la cocote boue, la patience a ses limites et dans certaines couches de la population, nous y sommes.

Le programme que je propose, prend en compte cette réalité sociale implacable. Le logement, la jeunesse, la formation, les transports pour tous, avec le développement économique comme corolaire et la fin du népotisme et du piston, ces maux qui reviennent comme un leitmotiv partout et tout le temps.

Si je suis élu, je tiendrai mes engagements par respect pour la parole donnée mais aussi pour préserver une paix sociale et un équilibre démocratique, l’un et l’autre dangereusement fragilisés.

CHRONIQUE D'UN
TOULONNAIS ENGAGE