Regard sur la politique
Publié le 14 mars, 2014 www.robert-alfonsi.fr

Les commentateurs s’épanchent depuis des années sur la dépolitisation du pays.

C’est un contre-sens absolu.

Notre pays n’est pas fâché avec la politique, il se détache des jeux politiciens qui submergent le paysage médiatique.

Le remaniement, franchement, à part les éditorialistes de la presse Parisienne, tout le monde s’en fout ! Les rivalités Copé/Fillon, on s’en bat l’œil ! Les indices de popularité analysés à l’infini, itou. Il y a l’écume dont les journaux font leurs choux gras et la réalité, moins spectaculaire, plus discrète, faite d’intérêt pour la chose publique et de méfiance pour ceux qui la portent. C’est le paradoxe de notre époque.

Notre pays, construction politique par excellence, n’est pas devenu apolitique, il est en attente d’un projet.

Cette municipale défie elle aussi les idées reçues. On nous dit depuis des semaines qu’elle est plate et n’intéresse personne.

Peut-être.

Mais au porte à porte, je constate que les sujets locaux, les crèches, le logement, les transports, la fiscalité font discuter.

Il y a aussi le succès spectaculaire des débats organisés par la presse : des centaines de citoyens présents à chaque rencontre, attentifs, respectueux de tous les candidats, précis dans leurs questions, exigeants pour les réponses.

C’est plutôt rassurant pour notre démocratie.

La politique est peut-être malade, mais la guérison est à rechercher en elle-même : en rétablissant le fil de la confiance qui s’est distendu avec le citoyen.

Simple ? Pas tant que ça !

CHRONIQUE D'UN
TOULONNAIS ENGAGE